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mardi, 01 février 2005

Le tour de la Fête en 80 jours

Petit souci…

Après un petit tour sur le site de la charte pour chercher quelques adresses, il apparaît que nos amis chartistes préconisent encore et toujours la rémunération des séances de signature.
Il est de notoriété publique qu’à la Fête du Livre Jeunesse de Villeurbanne, il n’en est rien et qu’il n’en sera jamais rien.
Si payer les auteurs à leur valeur pour des interventions en milieu scolaire ne nous a jamais posé de problèmes, il nous paraît incongru voire impossible de verser quelques émoluments pour des séances de dédicaces.
Garants de l’utilisation de l’argent publique qui nous est versé soit par la ville soit par nos autres partenaires institutionnels, comment justifier que celui ci serve à subventionner la promotion des ouvrages qui rapportent aux auteurs, aux éditeurs, aux diffuseurs et aux libraires.
D’autre part, les écrivains de littérature générale ne sont jamais rémunérés. Alors quand dans un même salon, vous avez les deux familles, il apparaît étrange que les uns soient rétribués, les autres pas. Certes tous pourraient toucher si l’on ne tient pas compte de ce qui est écrit au dessus mais alors il faudrait évidemment que tous les auteurs touchent tout le temps que ce soit au salon du livre de Paris comme à celui de Montreuil. Car ce serait aux salons à fort budget de montrer l’exemple…
Imaginons maintenant que les auteurs soient rétribués suite à un décret de loi, le programmateur d’événements littéraires prendra t’il le risque d’inviter des auteurs dont ce serait le premier titre où choisiront-ils alors uniquement les « gros vendeurs » pour amortir leur budget, faire plaisir aux libraires et à leurs bailleurs de fonds en se préoccupant moins de la qualité des intervenants que de leur rentabilité.
Que les organisateurs de Fêtes et Salons fassent en sorte qu’un grand nombre d’animations soient proposées en amont pour qu’un très grand nombre d’auteurs/illustrateurs puissent toucher et amortir une partie du temps passé me semble la seule solution honnête.
Cela évitera aux salons uniquement commerciaux de se développer et mettra chaque partenaire devant ses responsabilités.
Demeure la question des salons payants ou l’accession au livre reste le privilège de ceux qui peuvent se l’offrir…






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