vendredi, 18 février 2005
Citrouille la fête du livre toujours au boulot !
La Géniale Fête du Livre Jeunesse se prépare avec enthousiasme et professionnalisme pas une minute de répit au Bureau de la Fête du Livre. Nous sommes en bouclage de programme et pourtant tout reste à faire. Nous sommes 5 assistantes qui travaillons d’arrache-pied, ça Gérard PICOT pourra vous le certifier, et s’il ne le fait pas croyez- nous sur parole ! Il faut dire que les esprits créatifs que nous sommes, associés à des horaires différents, ne rendent pas la communication aisée, aussi un post-it mal placé peut être rapidement mis en examen en tant que fauteur de trouble. Au final, tout est fait plusieurs fois et ce n’est pas souvent fait exprès…mais l’essentiel n’est- il pas que ce soit fait et bien fait ? Alors sous la houlette de Gérard, nous affinons nos idées, montons des projets, courons après les photos de nos auteurs, téléphonons aux compagnies choisies pour les spectacles et par dessus tout apprenons à gérer le caractère de notre cher mentor.
Quatre des membres de la Direction des Affaires Culturelles sont nos interfaces et travaillent sur tous les points plus techniques (hébergement, transport des personnes et du matériel, fiche technique, budget et beaucoup d’autres choses…), heureusement qu’ils sont là pour nous recadrer, et nous expliquer les dessous de la maison, sans eux rien ne serait possible ! Leur expérience nous permet d’éviter bien des mésaventures et l’équipe que nous formons est d’autant plus performante.
Nous sommes aussi en lien avec les régisseurs de la fête et avec le service communication ce qui fait de l’équipe de la Fête du Livre, une équipe bien complète…associée à celle de la Maison du Livre, de l’Image et du Son, véritable force de propositions en ce qui concerne leur propre programmation et la venue des auteurs (choix et présentation des ouvrages de la thématique, et proposition des possibles partenaires).
Tous ensemble pour une Fête absolument génialissime puisque préparée par nous !
Science po, info-com, deust d’animation sont les univers divers d’où nous provenons. Entente agréable….
Les assistantes.
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mardi, 01 février 2005
Le tour de la Fête en 80 jours
Petit souci…
Après un petit tour sur le site de la charte pour chercher quelques adresses, il apparaît que nos amis chartistes préconisent encore et toujours la rémunération des séances de signature.
Il est de notoriété publique qu’à la Fête du Livre Jeunesse de Villeurbanne, il n’en est rien et qu’il n’en sera jamais rien.
Si payer les auteurs à leur valeur pour des interventions en milieu scolaire ne nous a jamais posé de problèmes, il nous paraît incongru voire impossible de verser quelques émoluments pour des séances de dédicaces.
Garants de l’utilisation de l’argent publique qui nous est versé soit par la ville soit par nos autres partenaires institutionnels, comment justifier que celui ci serve à subventionner la promotion des ouvrages qui rapportent aux auteurs, aux éditeurs, aux diffuseurs et aux libraires.
D’autre part, les écrivains de littérature générale ne sont jamais rémunérés. Alors quand dans un même salon, vous avez les deux familles, il apparaît étrange que les uns soient rétribués, les autres pas. Certes tous pourraient toucher si l’on ne tient pas compte de ce qui est écrit au dessus mais alors il faudrait évidemment que tous les auteurs touchent tout le temps que ce soit au salon du livre de Paris comme à celui de Montreuil. Car ce serait aux salons à fort budget de montrer l’exemple…
Imaginons maintenant que les auteurs soient rétribués suite à un décret de loi, le programmateur d’événements littéraires prendra t’il le risque d’inviter des auteurs dont ce serait le premier titre où choisiront-ils alors uniquement les « gros vendeurs » pour amortir leur budget, faire plaisir aux libraires et à leurs bailleurs de fonds en se préoccupant moins de la qualité des intervenants que de leur rentabilité.
Que les organisateurs de Fêtes et Salons fassent en sorte qu’un grand nombre d’animations soient proposées en amont pour qu’un très grand nombre d’auteurs/illustrateurs puissent toucher et amortir une partie du temps passé me semble la seule solution honnête.
Cela évitera aux salons uniquement commerciaux de se développer et mettra chaque partenaire devant ses responsabilités.
Demeure la question des salons payants ou l’accession au livre reste le privilège de ceux qui peuvent se l’offrir…
12:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 20 janvier 2005
Le tour de la Fête en 80 jours (J-77)
Petit mot sur le choix des auteurs… 1ère partie
A Villeurbanne, c’est la thématique qui conditionne le choix des auteurs.
Les bibliothécaires jeunesse de la Maison du Livre, de l’Image et du Son ainsi que le Bureau de la Fête du Livre dressent ensemble la liste des ouvrages et des auteurs incontournables, la liste rêvée ! Part alors le courrier d’invitation associé à la fiche d’inscription où il est demandé à l’auteur/illustrateur de signifier ses souhaits : les classes qu’il veut rencontrer, sous quelle forme, pour quel titre, sur quels jours, si il souhaite intervenir en milieu carcéral, hospitalier, auprès des gens du voyage ou dans les centres sociaux. Si il vient signer pendant la Fête, si il souhaite participer à un débat… si il a d’autres préconisations d’auteur à nous faire.
La boîte aux lettres est alors l’objet de toutes les convoitises et aller chercher le courrier relève de la prérogative…
Les réponses négatives déçoivent, les positives exaltent et la liste se constitue.
S’en suit alors la rédaction du « catalogue des auteurs et des illustrateurs » avec une page consacrée à chaque auteur avec son livre de référence, ses souhaits, une courte biographie et une bibliographie.
Edité à 500 exemplaires, ce catalogue est alors remis à chaque partenaire potentiel lors de trois « grand-messes » ou les bibliothécaires présentent et défendent chaque ouvrage.
Cela peut s’apparenter à une « réunion d’office » car si les Causse, Rivais, Malineau ou autres Le Néouanic « parlent » aux professeurs, les Olivia Fryzowski, Anne-Lise Grobety , Alexis Tjoyas tout aussi incontournables sur le thème sont à découvrir.
Ils ne sont pas forcément demandés sur les fiches projets que les partenaires nous rendent un mois après avec définition du projet, choix de l’auteur, nombre de séances d’animation souhaitées, résultat envisagé, présentation ou non de la réalisation sur le lieu de la Fête.
Tous les projets ne sont pas acceptés, tous les auteurs ne sont pas sollicités. Un comité de sélection analyse la pertinence des projets. Si la plupart sont acceptés, quelques uns sont recalés, d’autres sont à retravailler.
Les 25000 € consacrés à la venue des auteurs ne suffisent généralement pas à financer la totalité des demandes, il faut alors compter et recompter, diminuer, augmenter et assumer ses choix.
Une fois le projet accepté, nous sortons momentanément du jeu en mettant en relation le partenaire et l’auteur/illustrateur…
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mercredi, 19 janvier 2005
Le tour de la Fête en 80 jours (J-78 )
La Fête fait le ménage…
Hors le Salon du Livre de Montreuil, pour la presse nationale, point de salut….
Celle-ci (hormis la presse spécialisée) fait peu de cas de la littérature jeunesse par manque d’intérêt et surtout par manque de connaissance. Il y a peu, hormis Daniel Pennac, Daniel Picouly, Philippe Delerm et Marlène Jobert, ils ne connaissaient aucun de nos héros. Roca pour eux reste Vincent et non François, Jarrie, Alfred plutôt que Martin., Lafont plutôt Patrice que Martine. La porosité des cloisons littérature jeunesse, littérature générale s’accentuant avec les Brisac, Desplechin et autre Honoré, on aurait pu croire arrivé le moment où régulièrement on aurait le bonheur de lire quelques lignes ou critiques, il vaut mieux pour cela avoir la sagesse d’attendre la période de Noël, mais quel dommage que Montreuil tombe juste avant.
Des salons et fêtes du livre jeunesse, on ne parle aussi jamais. Si les auteurs ne disent rien à la presse, la thématique ne les inspire pas non plus, et chaque organisateur se demande comme il pourrait intriguer pour obtenir un petit papier, justificatif pour ses bailleurs de fond que sont les collectivités locales de la renommée de l’événement.
Le partenariat presse est toujours étonnant, il passe par l’achat d’espaces publicitaires qui n’implique pas davantage que le journal en question s’intéresse plus au propos et le développe, ce qu’il fait rarement.
Il faudrait avoir la sagesse d’accepter, une bonne fois pour toutes, que le combat est vain et qu’il nous faut nous résoudre à n’avoir que la presse locale.
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mardi, 18 janvier 2005
Le tour de la Fête en 80 jours (J-79)
Autant de Fête du Livre, autant d'initiatives nées de la passion du livre jeunesse de l'envie de la partager. La Fédération des Salons et Fêtes du Livre de Jeunesse imaginée par Denis Bruyant (Saint-Paul-Trois-Châteaux) et actuellement présidée par Michel Francillon (Clermont-Ferrand) a permis à toutes ces manifestations de se retrouver au moins deux fois l'an voire trois. Orchestrés par des structures aussi différentes que le Sou des écoles, le Secours Populaire, le Secours Catholique, un département, une municipalité, un groupement de libraires, des bibliothécaires en folie, une réunion de pirates, une association, un regroupement d'auteurs, les Fêtes et Salons sont tous différents, certains très bons, d'autres franchement mauvais.
A tous sans exception incombent le respect de la chaîne du livre, l’obligation de rémunérer et de déclarer les interventions des auteurs et des illustrateurs. C'est facilement écrit mais pas toujours fait.
« La Régie directe » qui est le fonctionnement de la Fête du Livre de Villeurbanne a, malgré la lourdeur qu’elle génère le mérite de poser les choses, de garantir le bon emploi de l'argent public.
La nécessité de faire "acter" chaque décision financière par le Conseil Municipal empêche tout dérapage. Chaque auteur, chaque intervenant, chaque plasticien est rémunéré sur le même barème qu'il soit un très grand ou un beaucoup plus petit.
Chaque intervention fait l'objet d'un contrat qui implicite un engagement moral de part et d'autre. A chacun de le tenir.
Gérard PICOT
Fetedulivre@mairie-villeurbanne.fr
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lundi, 17 janvier 2005
Le Tour d'une Fête en quatre-vingt jours (clin d'oeil à Jules, dont c'est l'anniversaire)
Six ans déjà, six ans seulement !
Il y a six ans , naissait à Villeurbanne la Fête du Livre Jeunesse sur une initiative privée de Gérard Picot, alors directeur depuis 1994 de la Fête du Livre de Moulins.
« La Fête du Livre comme une nécessité ».
Le pari était audacieux et la demande précise avec des étapes incontournables: convaincre la municipalité de Villeurbanne de la pertinence du propos, obtenir le financement à hauteur de 200 000 euros, et l’assurance d’une participation passionnée de tous les services municipaux. Faire admettre aux structures associatives (déjà actives autour de la lecture) le principe de non-agression et la volonté de les consulter, de les associer. Expliciter aux bibliothécaires le pourquoi et l’importance de la chose pour mieux les motiver et faire de la Fête un projet réellement citoyen et fédérateur. Trouver sa place entre deux événements d’exception : la Fête de Bron et celle de Saint Paul-Trois-Châteaux . Ce qui fut dit fut fait, et la première Fête du Livre de Villeurbanne fut proposée en avril 2000 sur le thème des « passages ». Une Fête du Livre de référence, véritable inventaire de « ce qu’il ne faut jamais faire », une Fête du Livre mémorable, exorcisée depuis collectivement avec les témoignages des autres responsables de fêtes et salons sur « leur première fois », apparemment pas plus glorieuse (n’est-ce pas Emmanuel Saint-Mars ?!).
Un merci rétrospectif à tous les auteurs, les éditeurs, l'élu à la culture pour leur compréhension, leur mansuétude, leur inconscience et leur confiance. Sans eux et leur parti pris d’en rire, nous ne serions pas six ans après à rédiger cette chronique.
Gérard PICOT
Fetedulivre@mairie-villeurbanne.fr
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